L'Euthanasie

L'Euthanasie
La question cruciale est la suivante : est ce que l'Euthanasie est un meurtre?

Celle ci a officiellement légalisé aux Pays Bas et en Belgique.

Pour ma part, j'estime que si le malade est en phase terminale, que les medecins et les proches de la victime réussissent à se mettre d'accord, l'Euthanasie active devrait être autorisée.

Voici la législation actuelle:

vous ne pouvez pas disposer librement de votre corps : l'interdiction d'euthanasie constitue l'une des applications du principe d'indisponibilité du corps humain.
en outre, l' euthanasie active est pénalement réprimée.
Elle peut constituer un meurtre, un homicide involontaire, un délit de non assistance à personne en péril, un empoisonnement, une provocation au suicide ...
De plus, la personne qui provoque l'euthanasie peut être condamnée à payer des dommages et intérêts et si elle a agit dans le cadre de sa profession, elle encourt des sanctions disciplinaires.
par contre, la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie autorise désormais le médecin à limiter ou arrêter un traitement concernant une personne « hors d'état d'exprimer une volonté » alors que « la limitation ou l'arrêt du traitement serait susceptible de mettre sa vie en danger » (C. santé publ., art. L. 1111-4). Le médecin peut également, lorsque le malade est en « fin de vie et hors d'état d'exprimer sa volonté », « limiter ou arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie » (C. santé publ., art. L. 1111-13). Dans ces deux cas, le médecin doit respecter plusieurs conditions et une procédure collégiale.
Le décret n° 2006-120 du 6 février 2006 précise que la décision est prise par le médecin en charge du patient, après concertation avec « l'équipe de soins si elle existe et sur l'avis motivé d'au moins un médecin, appelé en qualité de consultant » et le cas échéant celui d'autres personnes (personne de confiance, membre de la famille, proche, titulaires de l'autorité parentale ou du tuteur si le patient est mineur (C. santé publ., art. R. 4127-37).


Comme nous sommes en période électorale, voici les avis des prétendants à l'Elysée (touvé ici).

Marie-Georges Buffet (PC): conservation de la loi Leonetti
Olivier Besançenot (LCR): dépénalisation de l'euthanasie
José Bové (GA): dépénalisation de l'euthanasie
Dominique Voynet (Verts): dépénalisation de l'euthanasie
Ségolène Royal (PS): débat + législation vers la légalisation de l'euthanasie sous conditions
François Bayrou (UDF): conservation de la loi Leonetti
Nicolas Sarkozy (UMP): pour la légalisation de l'euthanasie
Philippe de Villiers (MPF): opposé à l'euthanasie
Jean-Marie Le Pen (FN): aucune position définitive, organisation probable d'un référendum

# Posté le lundi 16 avril 2007 05:41

Modifié le lundi 16 avril 2007 05:56

Les indigènes ou la posture survictimaire

J'ai péféré copié coller l'article de communautarisme.net qui me semble le plus neutre, objectif et bien rédigé de ceux que j'ai entrevu sur la toile. Je synthétiserais et rédigerais moi même un article sur ce groupuscule prochainement.


Lancé à l'initiative d'organisations musulmanes et de groupes d'extrème-gauche et diffusé initialement par le site musulman oumma.com le 18 janvier 2005, l'appel «Nous sommes les indigènes de la République !...»(*) provoque de vifs débats à gauche et révèle en creux le fond idéologique du courant multiculturaliste français, entre francophobie, terrorisme intellectuel et prétention à incarner les nouveaux «damnés de la terre» que seraient les immigrés et leurs enfants.




Dessin de Franck Resplandy (droits réservés) C'est avec des sentiments mêlés que la grande majorité des Français « issus de l'immigration » va probablement accueillir l'appel « Nous sommes les indigènes de la République !... ».
D'un côté, il est certain que beaucoup auront l'heur d'apprendre qu'on dit enfin – peut-être maladroitement mais avec quelle fougue ! – ce qu'il leur arrive de penser tout bas. A savoir : que la France ne les a jamais vraiment acceptés et qu'ils ne sont pas considérés comme ils devraient l'être, continuant de faire les frais des inégalités sociales redoublées par les discriminations raciales (il ne fait certes pas bon s'appeler Mohammed pour louer un logement, prendre un crédit, trouver un travail ou passer à la télévision en prime time).
D'un autre côté, ce texte va les agacer. D'abord parce qu'on parle en leur nom avec un discours d'une radicalité qu'ils sont sans doute loin de partager tout à fait. Ensuite parce que ce texte leur répète qu'ils ne sont pas des Français comme les autres et, partant, les dépossèdent de leur qualité de Français alors même qu'ils ont l'impression de déployer tous les efforts imaginables pour être reconnus comme des citoyens à part entière. Enfin parce que la France est leur pays et qu'il est toujours douloureux d'en entendre dire du mal.
En vérité, les enfants de l'immigration post-coloniale ont besoin d'entendre une autre voix que celle de leurs faux amis qui, sur le mode du discours compassionnel, les enferment dans un ghetto identitaire qui suinte le ressentiment et la ranc½ur.


L'incrimination victimaire
Angélisation des uns, enfermés dans un statut d'éternelles victimes, et démonisation de l'autre. Ainsi fonctionne ce que Régis Debray propose d'appeler l'« incrimination victimaire » [1] qui, dans le cas qui nous intéresse, conduit à imputer l'origine de tous les problèmes que traversent « les personnes issues de l'immigration post-coloniale » à la société et à l'Etat français et à leur « passé-présent colonial ».
Ce double mouvement de victimisation/diabolisation repose sur une thèse qui a le vent en poupe.


La thèse du continuum colonial
« La France a été un Etat colonial [...] La France reste un Etat colonial ! » Le postulat du continuum colonial tient en ceci : en dépit des ruptures induites par les décolonisations, le colonialisme n'est pas mort. Il a été domestiqué, internalisé.
Outre le procédé malhonnête qui consiste à inverser les rôles en faisant passer les « autochtones » (c'est-à-dire les indigènes au sens propre du terme si les mots ont encore un sens) pour les colonisateurs et les « immigrés » pour les indigènes (a-t-on jamais vu une métropole coloniser son propre territoire ?), l'idée selon laquelle il existerait un « racisme républicain » [2] plus nocif – car plus insidieux – que tous les autres, est historiquement et moralement purement mensongère. A cet égard, il est plutôt cocasse de constater que ceux qu'irritait à juste titre le premier ministre israélien Ariel Sharon lorsqu'il tentait de faire passer la France pour un pays à « l'antisémitisme sauvage », considèrent en revanche que le racisme à l'égard des « immigrés » n'y est pas l'exception mais la règle.
Qu'un regard condescendant, qui n'a d'ailleurs pas épargné les rapatriés d'Algérie, continue de persister à l'égard des « Arabes » est un fait. Que la permanence d'un imaginaire colonial se manifeste à travers un « racisme angélique » (Gaston Kelman) consistant à renvoyer les populations issues de l'immigration post-coloniale (et tout particulièrement les Noirs et les Arabes qui continuent d'être largement victimes des clichés racistes) à leurs origines, est une évidence. Soutenir, en revanche, que cet imaginaire colonial – qu'il convient par ailleurs de relativiser tant celui-ci tend à s'estomper jusqu'à disparaître complètement chez les nouvelles générations – transparaît à travers un racisme d'Etat qui conditionnerait toute politique d'intégration, est une mystification totale.


Les origines « républicaines » du colonialisme
Celle-ci trouve son fondement avec la thèse de l'identité originelle entre République et colonialisme. Or, la République n'est pas plus consubstantielle au colonialisme qu'elle ne l'est à la révolution industrielle et les deux derniers siècles montreraient plutôt qu'il y a exclusion réciproque entre l'une et l'autre.
La colonisation fait partie des errements de la France moderne. La République y a contredit tous ses principes. C'est malgré la liberté, l'égalité et la fraternité qu'elle inscrivait à ses frontons qu'elle a colonisé [3] et si le discours sur la « mission civilisatrice » de la France (Jules Ferry) a pu recouvrir les crimes coloniaux, il a également fourni son socle de légitimé aux luttes d'émancipations consécutives.
Or, il ne s'agit pas pour nos pétitionnaires de reconnaître cette part de complexité inhérente à toute expérience historique.


« La République, voilà l'ennemi ! »
Ainsi que l'écrit François Darras dans l'hebdomadaire Marianne, « ce qui, de bout en bout, est stigmatisé, assimilé à l'esclavagisme, ce n'est ni la monarchie qui pratiqua la traite des Noirs, ni l'Empire qui rétablit la servitude, ni le capitalisme qui exacerbe les discriminations ethniques et sociales, qui ghettoïse les populations venues d'ailleurs, mais, obsessionnellement, l'ignoble République » [4].
La véritable motivation des auteurs de ce texte est de jeter le discrédit sur l'idéal républicain, « universalisme abstrait » (Vincent Geisser) réduit à un « nationalisme arc-bouté au "chauvinisme de l'universel" » ! Parce que la République incarnée ne correspond pas à la République idéelle, on nous invite à jeter le bébé avec l'eau du bain.
Que la République soit un mythe, on en convient. Mais c'est un « mythe sage ». Et c'est au nom de cet invisible à majuscule qu'on a – liste non exhaustive – aboli l'esclavage (par deux fois, en 1794 et en 1848) ; qu'on a rendu l'instruction gratuite, laïque et obligatoire ; qu'on s'est battu pour Dreyfus ; qu'on a barré la route aux ligues d'extrême droite, combattu la barbarie nazie et lutté contre Vichy ; qu'on a créé la Sécurité sociale ; qu'on a, enfin, décolonisé. D'ailleurs, la Vème République n'a-t-elle pas été baptisée par les accords d'Evian ? Sa raison d'être n'est-elle pas, justement, l'acceptation réaliste et pragmatique de la décolonisation ?


L'outrance des propos
A l'appui de leur démonstration, les auteurs de ce texte sont prêts à tout, quitte à sacrifier le sens des réalités et les scrupules intellectuels – ramenés à d'inutiles politesses méthodologiques. Ne reculant ni devant la virulence sémantique, ni devant le raccourci mensonger (« Le traitement des populations issues de la colonisation prolonge, sans s'y réduire, la politique coloniale ») ou le travestissement de la réalité historico-politique (« [l'armée française] se conduit en Côte d'Ivoire comme en pays conquis »), ils élèvent la caricature au rang de mode d'expression à part entière [5].


L'héritage sartrien
Ce texte parle la langue classique de l'anticolonialisme sartrien : la métaphore de la « gangrène coloniale » ; le thème de la sous-humanité (« Il faut en finir avec les institutions qui ramènent les populations issues de la colonisation à un statut de sous-humanité ») et de la déshumanisation (« Nos parents, nos grands-parents ont été mis en esclavage, colonisés, animalisés ») ; enfin, le thème central de l'indigénat (« les populations des "quartiers" sont "indigénisées" » ; « la figure de l'"indigène" continue à hanter l'action politique, administrative et judiciaire ») tel que théorisé par Sartre dans sa préface aux Damnés de la terre [6], texte qui, selon Raymond Aron, « pourrait figurer dans une anthologie de la littérature fascisante » [7].


Les nouveaux habits de la radicalité progressiste
Mais ce que l'on n'aurait pas pu trouver chez Sartre, ce sont les thèmes désormais traditionnels du néo-progressisme (ou le « néo- » est un « pseudo- ») : l'assimilation de la laïcité républicaine à un péremptoire et définitif « racisme d'Etat » (« discriminatoire, sexiste, raciste, la loi anti-foulard est une loi d'exception aux relents coloniaux ») ; le sans-frontièrisme post-national qui rend scandaleusement colonialiste le fait qu'« on refuse le droit de vote à ceux qui ne sont pas "français" » ; la discrimination positive (« il est urgent de promouvoir des mesures radicales de justice et d'égalité qui mettent un terme aux discriminations racistes dans l'accès au travail, au logement, à la culture et à la citoyenneté ») s'appuyant sur la critique marxiste des « droits formels » [8] (« La République de l'Egalité est un mythe ») ; la « lepénisation des esprits » (« la gangrène coloniale s'empare des esprits » ; « cette offensive réactionnaire s'empare des cerveaux ») ; le tabou touchant à la reconnaissance d'une judéophobie d'origine arabo-musulmane (« on tente d'opposer [...] les Juifs aux "Arabo-musulmans" et aux Noirs. Les jeunes "issus de l'immigration" sont ainsi accusés d'être le vecteur d'un nouvel antisémitisme »)...


La doctrine Jdanov du néo-progressisme
On est prévenu : « Attribuer le monopole de l'imaginaire colonial et raciste à la seule extrême droite est une imposture politique et historique. L'idéologie coloniale perdure, transversale aux grands courants d'idées qui composent le champ politique français ». L'indigence d'une telle assertion appelle la paraphrase rectificative suivante : attribuer le monopole de la pensée totalitaire à la seule extrême droite est une imposture politique et historique. La pensée manichéenne, qui dissout les problèmes dans les salauds, perdure à travers le néo-progressisme, en dépit des errements passés (stalinisme, castrisme, maoïsme)...
« Pour ces mêmes raisons, lit-on dans « l'Appel des indigènes », nous sommes aux côtés de tous les peuples (de l'Afrique à la Palestine, de l'Irak à la Tchétchénie, des Caraïbes à l'Amérique latine...) qui luttent pour leur émancipation, contre toute les formes de domination impérialiste, coloniale ou néo-coloniale ». Voilà formulée, dans sa glaciale simplicité, la doctrine Jdanov du néo-progressisme : le monde se divise en deux camps, celui de la lutte anticoloniale émancipatrice et celui de la domination, de l'impérialisme, du racisme et de l'exploitation. Dans cette conception du monde, il n'y a que deux types d'hommes : des « progressistes » et des « réac's ». Approche binaire qui exclut la capacité à penser le tragique que renferme tout épisode historique et promet encore de beaux jours à l'instrumentalisation de la mémoire.


Des nouveaux réactionnaires aux nouveaux racistes...
Précisément, les auteurs de ce texte identifient leurs adversaires politiques, les « républicains », aux ennemis du genre humain. Car ce n'est pas l'extrême droite qui est ici prise pour cible, mais bien les républicains, assimilés à des « agents de la "pensée" bushienne » (sic), en laissant entendre – mensonge éhonté – que Max Gallo, Alain Finkielkraut ou Pierre-André Taguieff [9] seraient des suppôts du Grand Satan ! Ils recycleraient « la thématique du "choc des civilisations" » à travers leur dénonciation du « communautarisme » (terme qui paraît si douteux à nos pétitionnaires qu'ils prennent soin de l'encadrer de guillemets). Au passage, on est fondé à se demander pour quelles raisons Tariq Ramadan figure parmi les signataires de l'Appel, lui qui recommandait chaudement à ses disciples la lecture du livre de Huntington (livre « visionnaire » qui avait compris que l'heure était au « face à face des civilisations », le « renouveau islamique » permettant de résister à l'« occidentalisation du monde » [10]) ?
Quoi qu'il en soit, le « colonialisme post-colonial » français, avatar régional de l'impérialisme yankee, relayerait la politique des néo-conservateurs de l'administration Bush. Comprenne qui pourra...
L'anticolonialisme démonologique rejoint ici la théorie du complot, cette « offensive réactionnaire » présentant les caractéristiques classiques du mythe conspirationniste telles que dégagées par Raoul Girardet [11].
On découvre ainsi qu'« une frange active du monde intellectuel, politique et médiatique français » pratique la dissimulation (« tournant le dos aux combats progressistes dont elle se prévaut »), se rend insaisissable (« frauduleusement camouflée sous les drapeaux de la laïcité, de la citoyenneté et du féminisme »), a une influence démesurée (« [elle] s'empare des cerveaux et reconfigure la scène politique. Elle produit des ravages dans la société française ») et s'insinue partout (« Déjà, elle est parvenue à imposer sa rhétorique au sein même des forces progressistes, comme une gangrène »). En d'autres termes, les républicains sont, à proprement parler, une vermine qu'il faut s'empresser d'éradiquer.


Intégrer les intégristes
Mais cette diabolisation des républicains remplit une autre fonction : dès lors que la gangrène du néo-colonialisme menace la gauche elle-même, la gravité du péril légitime le recours aux rapprochements les plus douteux. Elle dédouane ainsi les néo-progressistes de leur alliance avec les islamistes et délivre un brevet de progressisme à ces derniers !
Les multiples précautions de langage et les ambiguïtés entretenues tout au long de ce texte pourtant si virulent révèlent d'ailleurs la volonté des auteurs de ne pas froisser leurs amis intégristes (« Sous le vocable jamais défini d'"intégrisme", les populations d'origine africaine, maghrébine ou musulmane sont désormais identifiées comme la Cinquième colonne d'une nouvelle barbarie qui menacerait l'Occident et ses "valeurs" »). Comme le note opportunément Leïla Babès, « il est tout de même étonnant que [la dénonciation de l'application du statut personnel aux femmes d'origine maghrébine et sub-saharienne] ne soit nullement accompagnée d'un positionnement clair en faveur des valeurs qui accompagnent tout naturellement ce dysfonctionnement : l'égalité des sexes, et l'ensemble des valeurs laïques. Mais on comprend que cela risque de faire apparaître au grand jour les contradictions inhérentes à ce front du refus et du ressentiment, que le seul moyen de surmonter est l'usage du langage de la confusion » [12].


Attiser le ressentiment et la défiance réciproque
Ils sont nombreux les Français de la deuxième ou troisième génération qui se sentent les laissés pour compte du pays, abandonnés par la République malgré les beaux discours.
Ce texte leur dit que non seulement il n'est pas souhaitable qu'ils s'intègrent (s'intégrer c'est trahir !), mais qu'au fond, toute intégration est vaine car le racisme structurel de la société française et de son Etat républicain les condamnent à demeurer des citoyens de seconde zone.
Les autres, les « gaulois » (selon l'expression de Laurent Lévy), penseront que les « immigrés » aux noms de qui s'exprime ce texte, sont encore plus impudents et ingrats qu'ils ne l'imaginaient et qu'au bout du compte, ils resteront peut-être, en effet, définitivement étrangers à la France puisqu'ils se révèlent incapables d'adhérer aux valeurs républicaines qu'ils confondent avec on ne sait quel « néo-colonialisme ».
Bref, ce texte vient souffler sur les braises de la ranc½ur mutuelle, prenant le risque de la transformer en affrontement [13] pur et simple.


L'ethnicisation de la question sociale
La Marche des indigènes est ouverte à qui veut la rejoindre ? Hypocrisie. En vérité, cet appel soude les contours d'une lutte identitaire, isolant les « descendants de colonisés » du reste du mouvement social. Réduite à la problématique d'un néocolonialisme totalement fantasmé, la question sociale est ethnicisée. En effet, des « victimes de l'exclusion sociale et de la précarisation », on en rencontre également qui ne sont pas « d'origine africaine, maghrébine ou musulmane », et ailleurs que dans les banlieues. Ainsi, ce texte contribue à affaiblir les rangs de tous ceux qui luttent contre l'exclusion, le chômage et la précarité en divisant ceux qui sont « issus de l'immigration » et les autres, dont la détresse est complètement exclue du texte. Une aubaine pour le populisme d'extrême droite qui trouve dans les initiateurs de cet Appel les alliés objectifs de son programme « national-communautariste » (Pierre-André Taguieff).


Les mots sont importants
Partant d'un diagnostic erroné de la situation, nos pétitionnaires se racontent et nous racontent des histoires. Ils se payent de mots. Or, écrit Régis Debray, « parler le langage de la guerre pour ne pas faire la guerre, c'est perdre beaucoup de respects à la fois : celui qu'on doit aux militants des autres pays qui se trouvent effectivement aux prises avec le fascisme, l'oppression, la torture, car en volant leur langage, qui n'est pas pour eux un luxe mais un outil, on en dévalue les signes, et on ruine à terme toute solidarité à leur égard (qui suppose d'abord la perception des différences réelles dans les degrés d'oppression). Celui qu'on doit à ceux auxquels on s'adresse sur place et dont on parle. C'est perdre enfin le respect de soi-même. Mission accomplie » [14].

Définitivement, les mots sont importants...

# Posté le dimanche 15 avril 2007 14:54

Modifié le vendredi 11 mai 2007 05:29

Quand SOS racisme fait sa propagande politique...

Quand SOS racisme fait sa propagande politique...
Deux militants du Front national, soupçonnés d'avoir brisé la mâchoire d'un jeune homme d'origine maghrébine à Thizy (Rhône) alors qu'ils faisaient campagne dans le Beaujolais avec un candidat frontiste aux législatives, ont été mis en examen vendredi, selon une source judiciaire.

Plusieurs militants, dont le candidat du FN de la 8e circonscription du Rhône, Geoffroy Daquin, ont été placés en garde à vue mercredi, peu après les faits.

Deux d'entre eux, âgés de 26 et 44 ans, ont été mis en examen pour "violences volontaires en réunion avec usage d'armes" -en l'occurence un bâton et un drapeau tricolore-, a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Villefranche-sur-Saône (Rhône), Francis Battut.

L'instruction doit préciser l'origine et les circonstances de l'altercation, a-t-il ajouté.

Les faits, qui font l'objet de récits contradictoires, se sont déroulés mercredi en milieu d'après-midi sur la place principale de Thizy, 70 km à l'ouest de Lyon, dans une zone où le Front national avait enregistré parmi ses plus hauts scores en 2002.

L'un des jeunes hommes a été légèrement blessé et l'autre a dû être opéré pour une mâchoire fracturée. Il était toujours hospitalisé vendredi en fin d'après-midi, a précisé SOS Racisme.

Le FN, les deux jeunes blessés et l'association ont porté plainte.

Selon SOS Racisme, quelques minutes après des échanges verbaux entre les deux parties, les militants du FN ont tenté d'écraser la principale victime, un travailleur intérimaire âgé de 20 ans, alors qu'elle "traversait tranquillement une rue du village". "Puis ils sont descendus du camion pour le rouer de coups", a ajouté SOS Racisme.

"J'ai pris un coup en plein front. Mon collègue était à mes pieds en train de se faire matraquer. On s'est fait laminer comme des chiens. Avec la haine qu'ils ont mis, ils auraient pu nous tuer", a raconté vendredi Rachid Merdji, la seconde victime, lors d'une conférence de presse organisée dans les locaux de SOS Racisme.

De son côté, l'équipe de campagne du candidat FN dans la 8e circonscription du Rhône a affirmé être tombée dans un "guet apens".

Selon le numéro 2 du FN, Bruno Gollnisch, les militants ont agi en "légitime défense" après avoir été attaqués par "une bande ethnique".

"Les deux camionnettes ont été bloquées dans une rue, l'un des meneurs ayant, sans doute avec un poing américain, brisé une vitre, ce qui a conduit le conducteur à se défendre", a expliqué M. Gollnisch dans un communiqué.

Les victimes ont comparu dans le passé devant le juge des enfants pour des délits mineurs, selon une source judiciaire.

"Je ne suis pas connu des services de police, mon casier judiciaire est vierge. On vit dans une petite commune. J'ai 30 ans, je suis père de trois enfants. On est des citoyens calmes", a rétorqué M. Merdji.

Une "manifestation symbolique", à laquelle s'associent le parti socialiste et les Verts, est prévue dimanche après-midi Place Bellecour pour "dénoncer les violences du FN", a indiqué SOS Racisme.

Je voulais réagir à cet évenement car il me semble réellement être utilisé médiatiquement. Si ces agresseurs sont des militants du Front, est il raisonnable de déclamer que la violence est l'attribut de la majorité des militants frontistes?

Dans ce cas là on aurait également pu faire une manifestation pour dénoncer le racisme du Parti Socialiste, en échos au "sale nègre" invectivé avec une haine démesuré par Samy Naceri, sympathisant socialiste. Il me semble également l'avoir vu avoir recours à la violence à de maintes reprises. On peut entre autre citer sa plus célèbre victime, assené à coups de cendrier. De même que monsieur Frêche, deputé socialiste, n'a pas non plus lésiné sur les dérapages (que l'on préfère laisser de reputation à la droite).

Doit on pour cela assimiler le Parti Socialiste à la violence lors du premier dérapage de ces adhérants ou symathisants? Ne devons nous pas nous comporter avec la même logique lorsque cela touche n'importe quel parti français, dont le Front national?
Les militants frontistes se sont déja fait remarqués pour leur violence, comme lors de certaines manifs, mais ce débordement n'était pas qu'un délit comme il y en a plusieurs millons par an en France?

Il est joliment arriviste de se servir de ce genre de faits divers pour en distiller une propagande électorale. D'ailleurs, ou était SOS racisme lors des lynchages durant les manifestations étudiantes? Pourtant nous semble t'il, de nombreuses injures racistes ont été proféré. Il en va de même pour les incidents à la gare du nord ou des "jeunes" avaient martelé "Sarkozy sale juif", ce que les médias n'ont bien évidemment pas retranscrit. Et que faisait SOS racisme devant les flots d'injures antisémites? Niet. Nada. Ils ont du, en écho avec leur parti, le PS, fulminer contre le sécuritaire de Sarkozy. Logique imparable en politique, on ne parle que de ce qui fait prospérer son "lobby".

D'ailleurs, ces dragons de paix engagé contre la violence, ont ils appris les menaces qu'on reçu certains maires ayant donné une signature à Jean Marie Le Pen? Se sont ils insurgé contre les violences qu'a subit un colleur d'affiche front national il y a peu ? Je suis loin d'être un sympathisant front national, trouvant leur programme iréalisable, xénophobe et réactionnaire, mais un parti légal a le droit, conserve la présemption d'innocence, et peut
financer (et entreprendre) sa campagne comme bon lui semble (dans des moyens légaux, car les militants FN ont toujours eu la mauvaise manie de coller des affiches à des endroits non disposé pour cela).

Passons maintenant aux faits. Avant de crier, de claironner, de raisonner contre la haine et leurs sbires en habit du démon, ne faut il pas attendre les conclusions sur l'affaire ? Ceci est valable également pour Monsieur Gollnish ,bien qu'absent de la rixe essaye de nous faire crioire qu'il sait mieux que tout le monde les réelles circonstances de la bagarre. Néanmoins, l'agression du passant sifflotant me semble bien mensongère lorsqu'on prend connaissance des insultes qui virvoltaient de part et d'autres avant la rixe.

Je ne peux que condamner la violence de ces militants frontistes,et j'espère que les victimes obtiedront justice. Pour le reste j'espère voir (ironie) SOS Racisme aussi engagé et vindicatif lorsqu'un blanc se fera agresser. On va dire que les circonstances électorales façonnent les esprits et que certains passages à tabac sont plus facilement évoquable et condamnable...

# Posté le vendredi 13 avril 2007 20:55

Policier tué à la foire du trône

Policier tué à la foire du trône
Les circonstances du drame restent floues. Un policier a été tué lundi soir par le bras de la nacelle d'un manège à la Foire du Trône sur la Pelouse de Reuilly à Paris (XIIe) en intervenant lors d'une rixe. Une source policière avait d'abord annoncé qu'Erwan Caron, 31 ans, avait été poussé volontairement sous la nacelle du manège Le Maxximum, ajoutant qu'un second policier aurait aussi été poussé et "extrait de justesse par un forain".

Mais, selon la préfecture de police, ce policier affecté à la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), est intervenu vers 21 heures avec "quelques-uns de ses collègues pour un incident qui opposait (...) quelques jeunes et l'un des employés du manège Maxximum". "Pour régler cet incident, lui et certains de ses collègues ont été amenés à monter sur la plate-forme qui sert de base de départ pour une nacelle basculante. A cette occasion, il a été très violemment percuté par cette nacelle a été projeté et est mort instantanément", a expliqué mardi Pierre Mure directeur du DOPC. "Jusqu'à présent, tout semble laisser penser qu'il s'agit d'un accident", a-t-il affirmé. "Toutefois il faut être extrêmement prudent et seule l'enquête révèlera de manière plus précise dans quelles circonstances exactes M. Caron a trouvé la mort", a-t-il souligné.

"Le policier a été poussé"

Selon le syndicat de police Alliance qui réclamait des renforts, une compagnie de CRS (80 hommes) a été mise en place mardi après-midi à la Foire du Trône. Le ministre de l'Intérieur François Baroin s'est rendu sur place vers 23 heures 30. A la presse, il a déclaré qu'il s'était déplacé "pour se rendre compte des circonstances du drame", sans s'exprimer sur le fond. Devant le Maxximum, le gérant de l'attraction, Jack Bazin, a déclaré que, selon les employés qui avaient assisté à la scène, une "bande de 15 jeunes" étaient montée sur la plate-forme d'accès. Puis "il y a eu une bagarre et un policier a été poussé", et a été percuté par le bras de la nacelle, a-t-il dit. "Je ne sais pas par qui il a été poussé", a-t-il ajouté.

Deux autre hommes se présentant comme des témoins directs de la rixe ont réfuté mardi devant la presse la thèse de l'accident, répétant que le policier a été "poussé". "Aux alentours de 21h, on attendait comme tout le monde et des jeunes sont montés (sur la plate-forme d'accès au manège) par la gauche", a raconté l'un des deux témoins, 40 ans, affirmant que les jeunes voulaient "resquiller". Ils étaient "deux ou trois, puis dix ou douze ; les forains leur ont dit de descendre. Les jeunes ont tapé sur les forains. Cela a dégénéré", a ajouté ce visiteur. Selon lui, les policiers ont alors tenté de s'interposer : "ils ont poussé le CRS (en réalité un gardien de la paix, ndlr), il est tombé, la nacelle est arrivée, l'a accroché, il a valsé. On l'a vu partir. C'était comme un film d'horreur", a-t-il raconté.

L'enquête a été confiée à la brigade de répression de délinquance à la personne (BRDP) et la 2e division de police judiciaire (DPJ). L'Inspection générale des services (IGS, police des polices) a également été saisie. Aucune interpellation n'avait été rapportée peu après 2 heures du matin.

C'est certain, les policiers ont l'habitude de se jetter tout seul contre les nacelles. Les petits anges occupés à tabasser les forains n'y sont strictement pour rien. Ou par inadvertance n'auraient ils pas bousculé le méchant et diabolique représentant de l'ordre? Qui plus est, une cinquantaine de policiers est un nombre bien trop élevé pour s'occuper d'un évenement pouvant rassembler jusqu'à 60 000 personnes. Trève d'ironie, j'espère que les meurtriers paieront cher pour le crime qu'is ont commis!!!

Donnons les moyens nécéssaires à notre police lors de ce genre d'évenement afin qu'elle ne soit pas subjugué par la violence et l'imbécilité des troubles fêtes. Il faut aussi et de toute urgence rétablir un dialogue police/français. Ci dessus, voila le moyen qu'ont trouvé les hollandais pour redorer l'image de l'ordre.


J'AVAIS DONC BIEN RAISON
http://www.lefigaro.fr/france/20070413.WWW000000617_foire_du_trone_un_mineur_avoue_avoir_pousse_le_policier.html
QUE LE MEUTRIER PAIE POUR SON CRIME!!!

# Posté le mardi 10 avril 2007 11:45

Modifié le samedi 14 avril 2007 10:13