Il y a des situations qui arrivent à chacun d'entre nous un jour ou l'autre. Celle-ci est fréquente et aurait pu tourner au drame avec un peu de malchance ou lors d'un concours de circonstances regrettables.
Je rentrais de soirée avec des amis proches et nous avions bien bu. Soyons honête nous nous étions bourré la pive jusqu'a ne plus rien pouvoir avaler( soit environ 2 litre de bière et entre 30 et 50cl de vodka chacun).Gaillardement nous avons silloné les paysages drômois en titubant, manquant de vasciller à chaque pas , la vision obscurcie et troublée par l'alcool. Ainsi, à travers champs nous avons longé l'autoroute . L'ambiance était joyeuse, nous avions oublié tout nos tracas et nimporte quelle connerie prêtait à un fou rire général. Nous nous comprenions et ça restait l'essentiel. Divaguant dans l'euphorie, nous nous sommes arrêtés un instant à côté de la voie à grande vitesse. Je pensais que ce serait un arrêt comme un autre, histoire d'échanger quelques délires ou de se reposer, mais j'aurais du me méfier.
C'est alors que Mel, complètement bourrée, nous a dit qu'elle allait traverser l'autoroute pour racourcir son chemin. Nous l'avons pas prise au sérieux, et nous nous sommes mis à rire stupidement en la titillant. C'était trop tard, elle avait entreprit la traversée. Tout s'est passé très vite, et je n'ai pas eu le temps de réfléchir. A cet instant , c'est comme si ma torpeur m'avait totalement fait reprendre mes esprits. En une fraction de seconde je me suis jetté sur elle. Elle avait déja commencé à arpenter la voie défendue. Nous étions allongé tous les deux sur le bitume quelques secondes. Elles m'ont paru si longue. C'est comme si à chaque instant je savais que j'allais mourrir. J'ai même pas eu le temps de sentir les symptômes physique de mon angoisse. Je l'ai saisi sans trop savoir comment , et je nous ai plaqué du bon côté de la chaussée. Mon coeur battait trop vite, je savais que je pourrais difficilement canalyser ma rage à cet instant. J'avais envie de la détruire et de les détruire. Je les ai alors insulté vivement et sans réserve,alors emporté par l'adrénaline et apeuré par le destin qui aurait pu m'être octroyé. Plus qu'un fil me séparait de la folie et je dus lutter d'arrache-pied pour garder mon sang froid. Riant allègrement, ils étaient à l'opposé de ma démence et j'avais envie de les fraccasser jusqu'à les guérir de leurs insouciences. C'était ainsi, je me suis contenu et assis par terre les larmes aux yeux et la rage au ventre. Stéph était un peu plus sobre, il m'a regardé bizarrement et il m'a dit qu'on devait rentrer. Je lui ai répondu de me laisser tranquille et que j'avais besoin d'être seul. Il a compris et je n'ai été que très étonné. Les autres étaient déconnecté de la réalité et Mel elle même n'avait pas repris ses esprits. Je ne les regardais pas s'engouffrer au loin, je ne voulais pas les voir. La tête dans mes mains je payais mon sentiment de rancune et de culpabilité, ceux ci étrangement lié.
Je ne voulais plus rester la, j'entendais vrombir les moteurs et c'était comme s'ils me déchiraient l'âme à chaque instant. Je me suis levé et j'ai fait quelques pas en avant. J'étais excédé de ne pouvoir marcher droit, d'avoir la tête qui tourne et une haleine faitide.J'enrageais toujours de notre attitude desinvolte , voire sur le coup sucidaire. Fallait que je me calme, et que je réfléchisse sereinement à la situation. C'était fini, je pus enfin arêter de trembler et reprendre le contrôle. C'est à ce moment , lorsque je me suis trouvé nez à nez avec mon portail que j'ai réalisé que c'était pour moi une leçon dont il allait falloir tirer des conclusions. Il faudrait que je m'excuse auprès de mes amis , puis tout pourrait recommencer, cette fois avec un brin de maturité et de prévoyance en plus.
Quelques conseils en cas de soirée "arrosée":
- Restez toujours groupé.
- Ne laissez jamais quelqu'un d'ivre (non conscient) seul rentrer chez lui.
- Buvez 50 cl d'eau en rentrant si vous avez bien bu.
- Prennez toujours un chauffeur net (mdr).
- Ne laissez jamais quelqu'un "s'étouffer dans sa gerbe" (amis de la poésie bonsoir)
- N'hésitez pas à proposer l'hospitalité si un ami se sent à la limite.
- Portez à l'hôpital un ami si celui ci s'évanouit de manière abrupte.
- Attendez au moins une petite heure d'avoir repris vos esprit avant de rentrer chez vous.
- Ne laissez pas vos amis reboire après qu'ils aient vomi.
Petit chiffre complémentaire : l'alcool fait en moyenne 3500 VICTIMES par an!!

