3 jours et puis s'en va...

C'était trop beau pour être vrai. Alors interpellée après s'être cassé un ongle et plus accessoirement pour conduite en état d'ivesse après le retrait de son permis, Paris Hilton a écopé d'une peine de 46 jours de prison amplement méritée. Soeur de coeur et d'esprit et compagne de débauche avec la subtile et raffinée Britney Spears, elles ont tout pour se comprendre. Son acolyte, non contente de se raser la tête et d'être devenu la risée des journalistes conduit fréquemment avec son gosse sur les genoux.

Dans un premier temps,Paris (ou comment insulter notre si belle capitale) a accepté sa peine "avec philosophie" et fair play. Après quelques jours d'intense réflexion elle a tout de même essayé de faire signer une petition et de demander à Arnold Scharzenegger à ce que sa peine soit écourtée considérablement. Ce serait sans doute une injstice alors que dans les lois (française ok, mais les ricaines ne doivent pas diverger beaucoup) elle aurait pu encourir jusqu'à 2 ans de prison. En France, tout du moins, il y a eu des cas de prison ferme au premier excès...
Pour info, la petition qui a finalement eu le plus de succès est celle qui parlait de multiplier sa peine par deux (qui a circulé en même temps que l'autre).

Néanmoins, la poupée gonflable péroxydée multimillonaire a réussi à partir du batiment pénitencier trois jours seulement après son arrivée. Je me gausse du problème médical invoqué et de cette histoire de bracelet electronique. De plus ce n'est pas sa propension à la création ni son bon goût qui vont plaider en sa faveur.

En gros: C'était trop beau pour être vraie. Exilez la dans une ferme mais cette fois oubliez de filmer...

Retour à la case départ, Miss Hilton retourne en taule pour notre grand bohneur. Quel warrior son juge hahaha.

# Posté le vendredi 08 juin 2007 18:45

Modifié le samedi 25 août 2007 04:49

Le laxisme de la justice française

On garde toujours en tête des poncifs en désignant la droite comme la fière détentrice de l'autorité et de la rigidité.

C'était sans compter sur le changement de loi opéré le 9 mars 2004.

Voici la loi initiale:
Ancien article 721 alinéas 1 et 2 du Code de procédure pénale (rédaction antérieure à la loi de 2004) :
Une réduction de peine peut être accordée aux condamnés détenus en exécution d'une ou plusieurs peines privatives de liberté s'ils ont donné des preuves suffisantes de bonne conduite.
Cette réduction est accordée par le juge de l'application des peines après avis de la commission de l'application des peines, sans qu'elle puisse excéder 3 mois par année d'incarcération et 7 jours par mois pour une durée d'incarcération moindre.


Et maintenant la nouvelle:

Article 721 alinéa 1 du Code de procédure pénale (modifié par la loi n°2004-204 du 9 mars 2004) :
Chaque condamné bénéficie d'un crédit de réduction de peine calculé sur la durée de la condamnation prononcée à hauteur de 3 mois pour la première année, de 2 mois pour les années suivantes et de 7 jours par mois.

Voici une possible explication de l'une des causes du discrédit substantiel de notre système judiciaire. La nouvelle disposition n'inclut même plus l'obligation de bonne conduite en prison pour se voir accorder une réduction de peine.

Concrètement, avec la nouvelle disposition, un condamné à 4 ans de prison voit sa peine réduite de 9 mois (3 + 3 x 2) et 336 jours ((7 x 12) x 4), ce qui fait passer la durée d'incarcération de 48 mois (4 ans) à 28 mois (2 ans et 4 mois), soit une peine quasiment diminuée de moitié.


En gros, lorsqu'on condamne un violeur ou un dealeur de drogue dure à 5 ans de prison, attendez vous à le revoir faire surface 2 ans et demi plus tard. Lorsqu'on sait que les violeurs écopent en moyenne de 5 ans de prison, on se rend compte de la raison des sempiternelles récidives. Pourquoi lorsque l'acte est grave n'attribue t'on pas une peine incompréssible au lieu de se foutre de la gueule de la victime?

Certains vont arguer que le nombre de place dans les établissements pénitenciers sont réduite pour loger la pléthore de prisonniers. C'est une réalité, surtout lorsqu'on sait qu' 1/3 des condamnés se voient dispensés de purger leurs peines. Pour cela, il faudrait, à mon avis, develloper les TIG et les desservir dans toute la France. Parralèllement il incomberait au municipalité de construire des internats spécialisés pour mineurs. En contrepartie le bon sens encouragerait de laisser les dangers publics comme les violeurs ou les assassins derrière les barreaux.

# Posté le mercredi 06 juin 2007 11:34

Anti racisme

Voici un petit shéma peut être un peu réducteur, mais illustrant les dérives des associations anti racistes françaises. Celles ci préfèrent le plus souvent desservir une cause et prendre position plutôt que de juger impartialement les cas de victimes du racisme. On a tous en tête les lynchages d'étudiants et les divers ratonnades anti blanc insidieusement passées sous silence.

Attention: ça ne veut pas dire que les racismes en haut de l'échelle sont inexistants. C'est juste un manifeste pour dire que nous sommes pas dupe et que nous voyons très bien que ces associations traitent les cas différemment selon l'ethnie des victimes. C'est tout de même ironique lorsque ça vient d'association luttant pour l'égalité de tous.

Non à TOUS les racismes.

A vos réactions...
Anti racisme

# Posté le mercredi 06 juin 2007 11:16

La prostitution en France

La prostitution en France
Pour étayer de meilleure manière l'enjeu de la réflexion concernant cet article, je vais en préambule dresser un historique concis.

Dans l'histoire européenne, le rapport de la société envers la prostitution a toujours oscillé entre abolitionnisme et réglementation.
La question phare demeure celle ci : La prostitution est-elle une forme d'exploitation qui doit être abolie, ou reste elle une activité comme une autre qu'il suffit de réglementer ?

Dans la civilisation méditerranéenne et européenne, la réglementation a été chronologiquement la seconde attitude, depuis les premiers temps historiques jusqu'à ce que le christianisme et l'arrivée d'empereurs chrétiens à la tête de l'Empire romain provoquent des mesures abolitionnistes. Celles-ci, malgré leur inefficacité patente, sont maintenues jusqu'au XIIe siècle, époque où les réglementations renaissent et finissent par se généraliser.
Au XVIe siècle, les mesures abolitionnistes réapparaissent dans toute l'Europe. Elles sont à nouveau remplacées par des réglementations au XIXe siècle.

De nos jours, l'Europe est très divisée sur la question. Alors que les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse ont des règles règlemetaristes, la majorité des autres pays sont abolitionnistes. C'est notamment le combat de la britanique Joséphine Butler qui a enraciné l'Europe dans des positions favorables à l'abolitionnisme.

La France, qui a été le pays d'origine du réglementarisme, change d'orientation en 1946 avec la loi « Marthe Richard » et devient l'un des pays les plus engagé contre les réglementations dans les instances internationales en adoptant un régime abolitionniste qui ferme les maisons de tolérance et prévoit la création des services de prévention et de réadaptation sociale (SPRS). Depuis la loi Marthe Richard, l'abolitionnisme ne lutte plus seulement pour l'abolition de la réglementation de la prostitution mais pour l'abolition de la prostitution dans son ensemble.

La loi de sécurité intérieure prohibe la prostitution en la qualifiant d'acte délictueux et en menaçant les contrevenantes de 2 mois de prison et 3750 euros d'amende.

Le parti socialiste, lui aussi engagé contre la prostitution, propose d'arrêter et de condamner les clients.

Maintenant, ce qui faut savoir:

-Les prostituées indépendantes et toutes les autres, sont délogés des lieux ou la sécurité régnait un minimum. Ainsi, elles sont beaucoup plus exposées à la violence (deux fois plus) depuis les réçentes lois "anti racolages".

- D'autre part, la répression conduit les personnes à négocier le plus rapidement possible avec les clients. Ne plus prendre le temps de jauger le client afin de le refuser s'il est pressenti comme dangereux a des répercussions directes en termes de violences morales et physiques, mais aussi de santé. Un client sur trois demande des passes sans préservatifs et il arrive qu'il soit prêt à user de violence pour parvenir à ses fins.

- En France, la pauvreté des étudiants (200 000 en situation financière difficile) conduit des jeunes femmes à financer leurs études en vendant leurs "services", par exemple par le moyen d'annonces sur Internet. Ce phénomène est dans ce pays en augmentation. Le syndicat SUD Étudiant avance le chiffre de 40 000 personnes concernées

- En terme de flux de populations, la prostitution entraîne de véritables hémorragies de jeunes femmes des pays dont elles sont issues vers leur pays de « travail », souvent distants de plusieurs centaines de kilomètres. Les réseaux criminels utilisent en outre des techniques de contrainte comme la confiscation de papiers d'identité, le viol dit 'pour casser', le chantage familial, la surveillance par des souteneurs, et l'interdiction de quitter le giron mafieux. Il arrive que les prostituées soient l'objet de trafic et soient vendues. Elles peuvent également être droguées de force : une fois dépendantes de la drogue, elles sont plus faciles à surveiller.

Maintenant, selon vous, que faut il faire pour/contre la prostitution?

- Ouvrir des maisons closes tenues par l'Etat, devenant le macro de base, tout en protégeant les filles et en interdisant le racolage.
Je n'aime pas trop cette idée car l'Etat sera alors tenté d'en faire un marché juteux et de lésiner sur la prévention, les aides, associations et le relai pour celles qui désirent "changer d'orientation". Celles qui le feraient pour subsister ne le pourraient qu'en situation régulière, et dans un souci de rentabilité les "moches" seraient exclues.

- Créer des zones surveillées et bien encadrées et permettre à celles qui le désirent de pratiquer le racolage, et seulement sur ces zones. Alimenter ces zones d'"éducateurs" et de documentation concernant des boulots en interim, des différentes bourses et autres traitements psychologiques. Condamner la prostitution, les "clients" et le racolage ailleurs.
Cette solution me semblerait appropriée puisqu'elle garantirait un contrôle des activités de par la présence de la police, tout en luttant contre les réseaux. Seules les femmes non régularisées ne pourraient pas exercer l'activité si elles le souhaitent. D'autres part des dispositifs de prévention et sociaux seraient mis en place.


- Laisser tel quel, c'est à dire sanctionner tout racolage.
A mon avis, par ce biais, on exclue un bon nombre de femmes et d'hommes connaissant la misère. Ils feront leurs travaux en clandestinité, et cela laisserait mélanger criminalité et actions "indépendantes". Les prostituées seront cantonnées dans les endroits à risques et resteront très vulnérables aux moults agressions qu'elles peuvent encourir. C'est pas pour autant que je suis des olibrius clamant que des femmes font ce travail difficile avec plaisir. C'est donc pour ma part pas l'idéal.

- Autoriser la prostitution sans règles et sur le territoire en son ensemble.
Le meilleur moyen pour faciliter la tâche des criminels et de leurs réseaux. Un choix d'autant plus sournois que les policiers seront génés par l'existence des deux genres de prostitutions s'entremêlant et verront mal le parralèlle entre les deux. Un choix qui a mon goût ferait le bohneur de toutes les mafias qui pourront par ce biais se cacher par les législations.

# Posté le mercredi 30 mai 2007 11:19

Geisser et le MRAP, chevaux de troie de l'intégrisme?

Geisser et le MRAP, chevaux de troie de l'intégrisme?
Je disais donc qu'en faisant des recherches, j'avais alors lu en diagonale un ouvrage assez subversif pour ne pas dire jalonés d'idées douteuses. Alors que le victimaire est une mode poussée certaines fois à l'extrême, ici je n'ai vraiment pas été déçu. L'auteur de cet ouvrage n'est d'autre que Vincent Geisser, ami de Tariq Ramadan, son phamphlet se nommant "la nouvelle islamophobie".

« Je suis frappé depuis quelques années par l'opération de médicalisation systématique dont sont l'objet tous ceux qui ne pensent pas dans la juste ligne : on les taxe de phobie. » Philippe Muray

Déja, le titre en lui même me laisse coi. Au nom de quoi serions nous obligé d'aimer et d'adhérer pleinement aux idées et aux paroles du Coran ? Notre république laïque laisse chaque citoyen exercer un culte tant que celui ci respecte les règles de vivre ensemble commun aux individus issus de toutes communautés, religieuses ou non. Qu'il existe dans certains milieux un racisme anti maghrébins ou anti noirs est une certitude. Que certains se servent de passages du Coran pour monter leur auditoire contre les musulmans est aussi une vérité. Cependant j'appelle ça du racisme anti musulman et non de l'islamophobie. Selon l'auteur l'islamophobie serait un racisme typiquement français , propre aux laïque(sic) qui serait raciste et pro-colonialisme sans en avoir conscience. On en apprend tous les jours, merci Vincent. L'abbé Meslier et Michel Onfray seraient ravis de se voir qualifiés de racistes anti blanc (!) pour remettre en cause la morale chrétienne.

On en arrive aux même thèses fantasmagoriques que les indigènes de la république. Ce groupe attribue la loi contre les signes ostentatoires au racism et aux relents coloniaux. Ben Ali serait ravi de l'apprendre! Il faudrait également enseigner à ce très cher Geisser que cette loi bannit TOUS les signes ostentatoires et non uniquement ceux ayant une connivence avec l'Islam. De même que la colonisation est terminée depuis une quarantaine d'années et qu'une bonne myriade de musulmans sont venus en France en fuyant l'islamisme radical.

A côté de ça, nos lumières seraient rabaissées à de vulgaires colonisateurs religiophobes et colonisateurs. Monsieur Geisser devrait certainement retourner sur les bancs de l'école pour y apprendre que si Ferry était favorable à celle ci, Clémenceau conspuait cette idée avec verve. D'ailleurs si on va dans ce sens, il n'y a qu'à lire ce que le Coran, qui de son côté préconise dans certains cas l'esclavage des non musulmans. Démagogie quand tu nous tiens...

En outre, l'ouvrage ce triste sir, ne désire que très peu condamner le racisme. Les passages octroyés à l'écrivaine raciste Fallaci et autres auteurs clairement peu recommendable sont mince si on les compare avec les vitupérations à l'encontre des laïques, d'écrivains maghrébins et de musulmans modérés. La liste qu'il dresse est bien garnie et condamne tout âme raciste et mécréante osant remettre en cause certains dogmes (on y retrouve pêle-mêle Dalil Boubakeur, Soheib Bencheikh, Malek Boutih, Rachid Kaci, Latifa Ben Mansour, Mahammed Sifaoui, Abdelwahab Meddeb et beaucoup d'autres). Tout ce petit monde dont des recteurs de mosquées devraient se taire car ils sont des "facilateurs d'islamophobie". A ce stade n'entrons nous pas dans le complot paranoiaque ou la police de la pensée ?
Il va même plus loin pour dénoncer le plus clairement du monde l'islamistophobie. Je cite: « ces porte-parole auto-proclamés de l'islam de France favorisent une islamophobie latente qui se cache, le plus souvent, derrière une islamistophobie »
(J'ai ni envie de catholicisme politique, ni envie de judhaïsme politique, ni envie d'islamisme politique, doit on m'enfermer à double tour Vincent? -_-)

Par ailleurs, il qualifie les membres de l'UOIF de croyants pieux et sincères, loin de tous fondamentalismes. Bien entendu Vincent ommet de nous préciser que Que ledit Conseil justifie les attentats kamikazes et émet des avis rappelant par exemple l'interdiction des mariages mixtes (entre musulmans et non-musulmans). Qu'enfin cette organisation appelait à manifester, dans les années 1990, contre l'écrivain Salman Rushdie, condamné à mort par l'ayatollah Khomeiny pour avoir publié ses Versets sataniques. Qu'on ne s'y trompe pas : il ne s'agit pas, pour les gens de l'UOIF, d'accommoder une pratique ingénument conservatrice de l'islam à la République mais bien de tout mettre en œuvre pour adapter la société à une certaine forme d'islam particulièrement obscurantiste : celui, en l'occurrence, des Frères musulmans. Si l'on ajoute à cela la fréquentation d'Hani Ramadan justifiant la lapidation de la femme adultère et leurs diverses menaces quant à "l'intégration par le jambon", on voit bien ou on met les pieds, et pas chez des personnes ravies d'accepter prioritairement les règles de notre république. Leur président m'ote les mots de la bouche car il a souvent rappelé que leur constitution était le Coran, ni plus ni moins. Vincent pourra vous le transmettre, il va au Bourget (pas pour se baigner hein...) tous les ans.

Analysons maintenant les fréquentations de ce monsieur. Entre autre nous retrouvons le très controversé Tariq Ramadan, dont les polémiques à son encontre vont bon train. Celui ci est l'ami rapproché de Mouloud Aounit, et même si l'intéressé admet boire du vin, ce n'est pas pour autant qu'il rigole avec la laïcité. Je dirais même que la laïcité républicaine, il la digère plutôt mal. Lui aussi de mèche avec l'UOIF est censé (je dis bien censé...) en tant que directeur du MRAP lutter contre le racisme. Alors que son mouvement était à l'origine légitime et luttait avec brio contre le racisme et l'antisémitisme, il s'est transformé, dès l'arivée de monsieur Aounit , en une vaste farce fumisterie fulminant contre l'islamophobie, le blasphème, l'interdiction du voile, collectionnant les procès "chasses aux sorcières" et niant bien entendu le racisme dont peuvent être victime les personnes typées européennes. Il a notamment assuré, avec d'autres associations musulmanes, à la croisade contre Charlie Hebdo. Non content d'être la risée des français en s'en prennant à France soir, notre dragon de défense de la tolérance (lol) attaque en justice les caricatures de Mahomet. Bien entendu il le fait avec les grasses subventions que l'Etat lui octroie. En plus d'être ridicule il se pose comme un réel pourfendeur de la liberté d'expression. A noter que Charlie Hebdo, journal de gauche, a très souvent fait des caricatures bien plus osées sur le pape et les dogmes chrétiens, ce qui a juste attiré la rage du pathétique intégriste Bernard Antony.

Pour terminer cet article je vais vous laisser méditer sur les personnes soutenues par le MRAP et l'UOIF (je rapelle que le MRAP est censé s'occuper des problèmes de racisme, enfin on à priori c'est pour ça que nos impôts le paye...). Si vous avez un peu de mémoire, vous vous souviendrez des deux histrionnes voilés surmédiatisées déboulant sur les plateau télé pour nous renseigner sur l'autoritarisme de la méchante laïcité. Cependant ce que son père (membre du MRAP), Aounit et consort ont oublié de nous préciser, c'est la visée des idées de ces deux adolescentes. Il y a de quoi tomber le cul par terre. Au dela de leurs blagues douteuses sur les juifs (ce qui ne fait pas ciller Ardisson), elles justifient la peine de mort par lapidation des femmes adultères, disent leur hantise de l'homosexualité, prétendent que le cinéma « est un lieu qui favorise le pêché », expliquent leur refus de serrer la main aux hommes... Ces hommes qui, lorsqu'ils « jouent au foot en short, ne respectent pas le hadith » : idéalement, ils seraient obligés de « se couvrir des poignets jusqu'aux chevilles » nous apprend ainsi Alma. Quant à aller à la plage ou à la piscine, cela supposerait de se mettre en maillot. Proprement impensable pour ces phobiques de la mixité. Peut être que ces filles sont des victimes en effet, mais pour ma part je pencherais plutôt de leurs propres pensées.

Comme je suis un adepte de la liberté d'expression, je terminerais mon article par cette phrase de Voltaire : "Je hais vos idées, mais je me ferais tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer » et espère sincèrement que leurs thèses seront demontées et redemontées. Si ce n'est pas le cas Geisser, Aounit et autres trouveront toujours sur leur chemin ma modeste plume.

# Posté le jeudi 24 mai 2007 12:55

Modifié le mercredi 30 mai 2007 12:32