En Occident, il y a trois religions principales : le Christiannisme, l'Islam et le Judhaïsme. Ces religions tiennent le haut du pavé et nous ne parlons guère des autres croyances, qu'elles soient "pré" ou "post" chrétienne. Ainsi, si nous entendons vaguement parler de Wicca, de Paganisme, de mythologie Nordique, Celte, de Satanisme ou de Luciférisme, nous ne savons guère à quoi nous en tenir. De plus, les seuls instances pallabrant sur le sujet ne sont autres que des chrétiens "prosélytes" reconvertis en parangon de la prévention anti sectes. A n'en point douter, leur prose est le plus souvent hostile envers les pensées s'éloignant des livres saint. C'est pourquoi je vais essayer avec mes maigres connaissances sur le sujet de parler le plus objectivement possible de ses croyances "alternatives".
Les croyances Thelemiques:
Le mouvement thélémite prend sa source principalement par la plume de Rabelais et de Crowley . L'abbaye de Thélème est une abbaye utopique décrite par Rabelais à la fin de son "best seller" Gargantua. Rabelais, moine de son état, connaît bien la vie monacale, et dans la description de cette abbaye fictive expose son idée d'une abbaye humaniste où de beaux jeunes gens, des deux sexes, viendraient étudier dans un cadre de vie idéal. Un grand amphithéâtre, à l'actuelle Université de Tours porte le nom de Thélème. Le nom même de Thélème est à lui seul tout un programme. Il vient du grec thélo (je veux), et cette affirmation de la volonté personnelle est un cri de révolte contre l'obéissance passive et la docilité.
Ce fut Crowley qui termina de construire l'édifice débuté par l'écrivain français. Fils d'une famille baignant dans un rigorisme et un ascétisme protestant, il devint un provocateur et s'opposa avec caractère à la religion, principalement au christiannisme. Il se passionna pour l'ésotérisme et fut entre autres accusé de "satanisme". Crowley vouait d'ailleurs aussi un certain mépris sur les entités croyant un satan physique. Sa personnalité restera tout de même atypique et mystérieuse. Il proclama avoir reçu et mis par écrit le Book of The Law (Livre de la Loi), qui devait servir de fondement au système religieux et philosophique que l'on appellera par la suite Thelema.
Celui s'articule sur trois notions principale:
"Fais ce que tu veux sera le tout de la Loi" Liber AL I:40
"L'amour est la Loi, l'amour sous la volonté" Liber AL I:57
"Il n'y a d'autre Loi que Fais ce que tu veux" Liber AL III:60
Thelema met l'accent sur la liberté individuelle équilibrée par la responsabilité et la discipline.
Crowley a écrit deux documents afin de codifier ce concept : le "Liber Oz" et "Devoir".
Liber Oz établit les droits de l'individu. Pour chaque personne, ceux-ci comprennent : vivre selon sa propre loi, vivre selon la manière que l'on désire, travailler, jouer et se reposer comme et quand on le veut, mourir quand et comme on le veut, manger et boire ce que l'on veut, vivre où l'on veut, parler, écrire, se vêtir, aimer, peindre comme on le veut.
Le Liber Oz ajoute le droit de tuer ceux qui s'opposent à la volonté et à la liberté. Il n'est pas clair s'il s'agit ici d'une métaphore ou non.
Devoir est décrit comme une note sur les règles de la conduite pratique qui doit être observée par ceux qui acceptent la loi de Thelema.
Odinisme
Cette croyance, à mes yeux plus philosophique que religieuse, peut aussi être nommée Asatru.
En effet, ses adeptes voient les croyances plus comme des métaphores que comme des dogmes comme par exemple dans les trois monothéismes.
Cette philosophie prend sa source dans la mythologie nordique, et est pratiquée plus particulièrement en Scandinavie et en Islande. Si les pratiquants anglais et allemands peuvent être d'extrême droite, en Islande l'Asatru est considéré comme une religion "de gauche".
Si une admiration sans borne est donnée à la nature par ces correligionnaires, la religion en elle même ne bannit pas l'innovation technologique.
La recherche d'un compromis entre la liberté et la responsabilité est en revanche un thème central dans la littérature légendaire, mystique et historique de cette religion, littérature que les membres des églises asatruer sont tenus d'étudier sérieusement. Certains comportements condamnés dans d'autres religions (comme la fierté) sont considérés comme des qualités, à condition qu'ils soient correctement exprimés. Il n'est jamais question de rédemption, de sauvegarde, ni même de perfection dans l'asatru, et la théorie de la vie après la mort est sans doute le reflet de la justice expéditive des temps anciens.
Bien qu'elle descende d'une culture guerrière, l'asatru n'est pas une religion misogyne : Odin fit l'homme et la femme de deux branches distinctes, la déesse de l'amour est également une déesse guerrière et dans l'Antiquité nordique, hommes et femmes pouvaient être appelés à se battre (voir par exemple l'article sur les Berserkir). C'est pourquoi hommes et femmes sont considérés à de nombreux égards comme égaux, bien que différents et les femmes ont un rôle important à jouer dans les rites asatruer.
NE SURTOUT PAS CONFONDRE ODINISME ET ODALISME
L'Odalisme est basé sur l'idée que les traditions ancestrales de la communauté présentent pour chaque individu une valeur supérieure aux cultures extérieures, considérées comme moins authentiques et moins épanouissantes. Le terme Odalisme vient de la Propriété Óðal de la mythologie germanique.
L'odalisme s'inspire d'Asatru mais aussi de mythologie grecques, romaines et slaves.
Rites odiniste
Les cinqs corps qui constituent l'homme selon les croyances Asatruar(et aussi dans l'Odinisme et l'Odalisme) sont le lík; le corps physique, le várðr; le corps éthérique, le Hamr; le corps astral, le Hugr; le corps mental et le ánd; est lui le corps spirituel. L'amélioration du corps éthérique peut débuter seulement quand le corps physique est satisfait. L'amélioration du corps astral peut débuter seulement quand le corps éthérique est satisfait. L'amélioration du corps mental peut débuter seulement quand le corps astral est satisfait. L'amélioration du corps spirituel peut débuter seulement quand le corps mental est satisfait. Le but du paganisme et des rites païens est de satisfaire tous nos corps, nous instruire et de nous élever finalement au divin.
Pour réaliser ceci, les hauts festivals païens ont plusieurs étapes. Le voyage vers l'emplacement des rites (un théâtre, un monticule funèbre, le sommet d'une montagne, un espace boisé, une source sainte ou autres endroits) est la première étape. Ce déplacement fait partie intégrante de la cérémonie : il représente un effort physique parfois épuisant tout en créant une atmosphère propice à la solennité du rituel.
Le jeu religieux est la deuxième étape. Les prêtres et prêtresses jouent une scène (une tragédie ou une comédie, selon le type de haut festival), avec des masques et des costumes pour personnifier les dieux et les déesses. C'est un moment fort pour la congrégation, stimulant les émotions, l'imaginaire et les capacités de concentration des membres. La musique et divers types d'expressions artistiques font souvent partie intégrante des cérémonies. Ils sont utilisés comme catalyseurs émotifs. Lors d'une cérémonie d'initiation le candidat participe au jeu le plus souvent démasqué, ignorant ce qui va se produire. Naturellement de tels rituels ne peuvent être vus que par les individus de la congrégation qui sont déjà passés par cette initiation particulière.
L'examen est la troisième étape. Pendant la cérémonie d'initiation, le candidat doit dire ou faire quelque chose pour influencer la conclusion, pour que la cérémonie se termine comme il se doit. Le candidat a été normalement instruit à l'avance par un Mystagog (un précepteur religieux) sur la façon de réagir à différentes éventualités, ainsi lui ou elle devrait savoir quoi dire ou faire, mais parfois les candidats doivent se figurer d'eux-mêmes.
La graduation (des candidats) ou la conclusion est la quatrième étape. Le "but" du jeu est dévoilé au candidat, et lui ou elle est accepté(e) ou rejeté(e) par les dieux et les déesses(incarnés par les prêtres et les prêtresses). La présente partie de la cérémonie se termine quand le soleil se lève, et que le candidat a été accepté en tant qu'élément de la congrégation ou dans un certain sens, a un nouveau rôle dans la congrégation.
La célébration est la cinquième étape. Quand le jeu rituel est terminé, la cérémonie se clôt avec un grand festin, le premier pour le candidat maintenant initié. La cérémonie se termine dans le silence et le repos.
Satanisme
Les "satanistes" modernes se disent de la bible satanique de La Vey. Ici je ne vais critiquer l'histoire du satanisme (plus souvent métaphorique que littérale) mais plutôt la dernière mouvance en date.
Je ne vais pas être très objectif car je n'aprécie que très peu cette "blague" plus proche d'un catholicisme "à rebours" qu'une réelle école de pensée.
Je crois intimement que ce monsieur La Vey, plus bourgeois provocateur que convaincu par sa prose s'est fait un plaisir de se faire une renommée et un bon paquet de pognon sur le dos des adolescents débiles. Encore heureusement, l'imagerie sataniste (croix retournée...) est plus souvent imagerie provocante qu'une réelle fascination pour l'Eglise Sataniste.
Celle ci, en plus de n'avoir aucun interêt, tombe dans le piège d'imposer des dogmes à ses adhérents. On retrouve pelle mêle du Nietszche mal compris (la métaphore du fort et du faible est ici au sens littéral), du Ann Ryand, un peu de Camus et de la mythologie nordique. Ca me semble hilarant pour un texte se disant innovant et voulant émanciper les pauvres mortels du carcan moral chrétien. Sont apposés à la bible des éllucubrations de messes noires, des conneries du genre, et étaient invités les adeptes plutôt riche dans la demeure du diable. S'il est vrai que certains messages du satanisme demeurent bon (liberté sexuelle, dénonciation de la pitié chrétienne, responsabilité individuelle...), le tout reste stérile car pompé à droite et à gauche chez des philosophes bien plus compétant en reflexion comme en sémantique.
Pour le reste, le fait que les adhérants considèrent satan comme une entité physique ou métaphysique reste assez flou. D'ailleurs je crois bien que La Vey prend ses adorateurs pour des billes. D'ailleurs il a bien raison...
ATTENTION TOUT DE MEME AUX GROSSES CONNERIES QU'ON VEHICULE
- dans le satanisme, le fait de suicider est un acte lâche.
- le Satanisme interdit le massacre d'animaux comme d'être humain.
- le Satanisme ne demande a personne de profaner des cimetières ou des lieux de cultes.
Le luciférisme
Contrairement au satanisme que je trouve complètement idiot, je garde un certain respect pour le luciférisme.
le Luciférisme est une véritable religion ayant ses propres bases. Il a notamment été formulé par le chef franc-maçon Albert Pike
Cette croyance est fondée sur l'idée que Lucifer est le seigneur de la Terre, sa lumière, alors que Dieu agirait sur d'autres plans. Cette croyance, si elle peut rejoindre sur le principe beaucoup d'autres spiritualités, occulte le fait que la vie physique et matérielle (celle terrestre dont Lucifer est considéré comme seigneur), dans les préceptes de Lucifer, ne favorise pas une élévation au-delà des plans primaires (physique).
C'est précisément par cette orientation doctrinaire que le Luciférisme est proche (sinon confondu) de la Gnose de Simon le Magicien.
Il est aussi présent, sous une forme plus ésotérique mais moins répandue encore, comme étant une hygiène de vie, la compréhension des formes sombres, ou plutôt assombries par l'ignorance, de notre esprit pour aboutir à une plus parfaite connaissance de soi-même et de l'inconscient, par des voies réprouvées en grande majorité par le judéo-christianisme actuel. Les adeptes du luciférisme que l'on nomme lucifériens s'adonnent à une exploration systématique de leur inconscient et de leur subconscient, démarche qui s'apparente par certains de ses aspects à la psychanalyse.
Il ne prône en aucun cas l'adoration d'une quelconque icône ou entité mais l'observation de certaines règles de base, comme la remise en question de tout ce qui nous entoure, sans exception et sans aucune censure, comme le principe du non-agir, qui est proche du taoïsme, comme l'abandon du matérialisme pour une vie spirituelle, calquée sur le bouddhisme anté-brahmanique, ou encore comme une absence de dogme absolu, aucune hiérarchie, aucune route tracée si ce n'est celle de l'incertitude, "on n'est jamais sûr de rien".
(pour les moins courageux, veuillez tout de même jetter un oeil sur la jolie sylphide hollandaise sur la vid :P)