Si Sarkozy nous a dit qu'il ne nous mentirait pas, il aura beaucoup à faire pour me convaincre (et je ne pense pas être le seul), surtout en ce qui concerne sa politique internationnale. Il a beau masquer les interventions des ministres de son gouvernement en jouant de son omniprésence, nous ne sommes pas dupes.
Déja, à l'issue des élections, il est évident que Bush fut l'un des premiers à se réjouir de la nomination de notre "bien aimé" président. Sous couvert d'ouverture et de respect de l'opposition, il a nommé entre autre le traître Besson, celui-ci ayant eu pour seul mérite de se faire mousser à la suite de son livre acide contre Ségolène Royal. Ici, je ne conteste pas son livre et sa dénonciation du PS, mais l'opportunisme et le néant qui doivent caractériser ses convictions profondes. Ceci n'est qu'une annecdote, mais montre bien que Sarkozy a eu une bien drôle de façon de choisir ses ministres.
Le ministre dont je regrette le plus particulièrement la nomination n'est d'autre que Kouchner, le ministre délégué aux affaires étrangères. Lui aussi est venu de cette "ouverture à gauche" mais a été choisi avec d'autres desseins, ceux-ci plaisant moyennement à la droite gaulliste qu'il est censé intégrer. Je tiens à rappeler aux néophytes que Kouchner s'est déclaré en faveur de la guerre en Irak, demeure un grand défenseur de l'entrée de la Turquie au sein de l 'Union Européenne, et maintenant s'inscrit comme aligné sur les Etats Unis contre l'Iran.
Maintenant, j'ai entendu comme beaucoup de monde Sarkozy s'appitoyer sur le sort des birmans et sur la répression au Myanmar. Je tiens tout de même à rememorer un petit détail que notre président ne doit pas ignorer. En 1988, le gouvernement birman, démocratiquement élu, est renversée par la junte birmane lors d'un coup d'Etat. A la suite de cette confisquation de la démocratie la Birmanie est devenu un lieu propice à la violence, aux tortures, au trafic de drogue (pavot principalement) et au blanchiment d'argent. En 1990, les généraux se risquent à organiser une consultation électorale. Hélas (pour eux) elle consacre la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie, dirigée par Mme Aung San Suu Kyi. Aux 82% des voix obtenues par l'opposition, la junte militaire répond par un nouveau coup d'Etat, suivi de féroces répressions avec l'emprisonnement de milliers de démocrates et l'assassinat de chefs de l'opposition.
Ce pouvoir en place fut un terreau fertile pour l'implantation des multinationales, essenssiellement pétrolières, dont Total. Total est accusé, preuves à l'appui de faire usage du travail forcé et d'exploiter littéralement des birmans.Total soudoie chacun des sept Birmans qui l'accusent d'avoir été contraints de travailler gratuitement pour elle sous la menace de l'armée birmane en 1995. Total accepte aussi de consacrer 5,2 millions d'euros à l'indemnisation d'autres personnes qui pourraient justifier d'un emploi comme travailleur forcé et à des actions humanitaires collectives pour l'habitat, la santé et l'éducation . En 2002, Total avait fait appel à Bernard Kouchner pour la cautionner. Dans un rapport payé 25 000 euros, Kouchner avait affirmé que la compagnie pétrolière, contrairement à ce que certains esprits mal informés ont pu supputer, avait en réalité lutté contre le travail forcé en Birmanie. La bonne blague!
Et en parlant de socialistes verreux, avez vous entendu Strauss Kahn raler à outrance en cette charmante rentrée? Le fait d'être certain de siéger au FMI a l'air de lui avoir couper la parole, lui qui disait volontiers être près des français, surtout à Sarcelles ou il ne passe qu'épisodiquement... Il n'y a guère que Hollande, même si je ne l'aime pas, qui à défaut de constituer une réelle opposition soulève les réelles incohérences du gouvernement Fillon.
Puis que s'est il passé en Lybie? Que notre président y mèle sa femme est une chose, mais il serait logique de savoir ce qui s'est réellement passé. Ce silence est pour ainsi dire assez spécial. On dirait même que Sarkozy y a envoyé sa femme, de manière à ce que les choses copromettantes soient bien gardées. Il n'y a qu'à voir son refus de s'exprimer à ce sujet.
Enumérons maintenant les promesses que Sarkozy s'est engagé à tenir:
-Ne pas imposer la constitution européenne
Il a trahit la majorité en proposant un mini traité reprennant les même points avec Angela Merkel. Si l'Europe est au point mort et que le traité de Nice reste un peu chaotique dans son application, ce n'est pas une raison pour faire une pirouette dans le dos de son électorat.
- Ne pas déclarer la guerre à l'Iran
Il a lui même provoqué l'Iran et prépare minitieusement la guerre avec Bernard Kouchner. On a bien vu ce que les précédentes occupations américaines ont donné, même en Afghanistan ou je ne pouvait néanmoins qu'accepter l'intervention de G.I. à contrecoeur. En effet, ici, la guerre s'imposait, même si les idéaux de démocratie, fallait pas compter dessus...
-Ne pas intégrer la Turquie dans l'Europe
Les négociations continuent, et Kouchner, défendant promptement cette adhésion ne va pas s'en plaindre. Pourquoi toujours accepter de nouveaux pays alors que nous n'arrivons déja pas à harmoniser nos divergences, nos niveaux de vie et à trouver un traité viable à 27? De plus, est il logique d'accepter un pays au porte de l'Asie, ne reconnaissant toujours pas ces crimes, et ayant été jusqu'à très recemment en conflit au sujet de Chypre.
Déja, à l'issue des élections, il est évident que Bush fut l'un des premiers à se réjouir de la nomination de notre "bien aimé" président. Sous couvert d'ouverture et de respect de l'opposition, il a nommé entre autre le traître Besson, celui-ci ayant eu pour seul mérite de se faire mousser à la suite de son livre acide contre Ségolène Royal. Ici, je ne conteste pas son livre et sa dénonciation du PS, mais l'opportunisme et le néant qui doivent caractériser ses convictions profondes. Ceci n'est qu'une annecdote, mais montre bien que Sarkozy a eu une bien drôle de façon de choisir ses ministres.
Le ministre dont je regrette le plus particulièrement la nomination n'est d'autre que Kouchner, le ministre délégué aux affaires étrangères. Lui aussi est venu de cette "ouverture à gauche" mais a été choisi avec d'autres desseins, ceux-ci plaisant moyennement à la droite gaulliste qu'il est censé intégrer. Je tiens à rappeler aux néophytes que Kouchner s'est déclaré en faveur de la guerre en Irak, demeure un grand défenseur de l'entrée de la Turquie au sein de l 'Union Européenne, et maintenant s'inscrit comme aligné sur les Etats Unis contre l'Iran.
Maintenant, j'ai entendu comme beaucoup de monde Sarkozy s'appitoyer sur le sort des birmans et sur la répression au Myanmar. Je tiens tout de même à rememorer un petit détail que notre président ne doit pas ignorer. En 1988, le gouvernement birman, démocratiquement élu, est renversée par la junte birmane lors d'un coup d'Etat. A la suite de cette confisquation de la démocratie la Birmanie est devenu un lieu propice à la violence, aux tortures, au trafic de drogue (pavot principalement) et au blanchiment d'argent. En 1990, les généraux se risquent à organiser une consultation électorale. Hélas (pour eux) elle consacre la victoire de la Ligue Nationale pour la Démocratie, dirigée par Mme Aung San Suu Kyi. Aux 82% des voix obtenues par l'opposition, la junte militaire répond par un nouveau coup d'Etat, suivi de féroces répressions avec l'emprisonnement de milliers de démocrates et l'assassinat de chefs de l'opposition.
Ce pouvoir en place fut un terreau fertile pour l'implantation des multinationales, essenssiellement pétrolières, dont Total. Total est accusé, preuves à l'appui de faire usage du travail forcé et d'exploiter littéralement des birmans.Total soudoie chacun des sept Birmans qui l'accusent d'avoir été contraints de travailler gratuitement pour elle sous la menace de l'armée birmane en 1995. Total accepte aussi de consacrer 5,2 millions d'euros à l'indemnisation d'autres personnes qui pourraient justifier d'un emploi comme travailleur forcé et à des actions humanitaires collectives pour l'habitat, la santé et l'éducation . En 2002, Total avait fait appel à Bernard Kouchner pour la cautionner. Dans un rapport payé 25 000 euros, Kouchner avait affirmé que la compagnie pétrolière, contrairement à ce que certains esprits mal informés ont pu supputer, avait en réalité lutté contre le travail forcé en Birmanie. La bonne blague!
Et en parlant de socialistes verreux, avez vous entendu Strauss Kahn raler à outrance en cette charmante rentrée? Le fait d'être certain de siéger au FMI a l'air de lui avoir couper la parole, lui qui disait volontiers être près des français, surtout à Sarcelles ou il ne passe qu'épisodiquement... Il n'y a guère que Hollande, même si je ne l'aime pas, qui à défaut de constituer une réelle opposition soulève les réelles incohérences du gouvernement Fillon.
Puis que s'est il passé en Lybie? Que notre président y mèle sa femme est une chose, mais il serait logique de savoir ce qui s'est réellement passé. Ce silence est pour ainsi dire assez spécial. On dirait même que Sarkozy y a envoyé sa femme, de manière à ce que les choses copromettantes soient bien gardées. Il n'y a qu'à voir son refus de s'exprimer à ce sujet.
Enumérons maintenant les promesses que Sarkozy s'est engagé à tenir:
-Ne pas imposer la constitution européenne
Il a trahit la majorité en proposant un mini traité reprennant les même points avec Angela Merkel. Si l'Europe est au point mort et que le traité de Nice reste un peu chaotique dans son application, ce n'est pas une raison pour faire une pirouette dans le dos de son électorat.
- Ne pas déclarer la guerre à l'Iran
Il a lui même provoqué l'Iran et prépare minitieusement la guerre avec Bernard Kouchner. On a bien vu ce que les précédentes occupations américaines ont donné, même en Afghanistan ou je ne pouvait néanmoins qu'accepter l'intervention de G.I. à contrecoeur. En effet, ici, la guerre s'imposait, même si les idéaux de démocratie, fallait pas compter dessus...
-Ne pas intégrer la Turquie dans l'Europe
Les négociations continuent, et Kouchner, défendant promptement cette adhésion ne va pas s'en plaindre. Pourquoi toujours accepter de nouveaux pays alors que nous n'arrivons déja pas à harmoniser nos divergences, nos niveaux de vie et à trouver un traité viable à 27? De plus, est il logique d'accepter un pays au porte de l'Asie, ne reconnaissant toujours pas ces crimes, et ayant été jusqu'à très recemment en conflit au sujet de Chypre.